La durabilité fait vendre et le greenwashing c’est du bla-bla

E-commerce

L’intérêt des consommateurs pour les produits ayant une empreinte plus durable a conduit le marché, attentif au changement, à adopter deux attitudes différentes :

  • Le premier, de créer des processus durables et créatifs, dans lesquels la forme innovante de production générerait un impact moindre sur l’environnement.
  • La seconde est d’investir uniquement dans des discours purement marketing qui, en vérité, ne permettent pas de progresser vers la durabilité. Cette deuxième attitude est identifiée par le terme « greenwashing ».

Le greenwashing, c’est-à-dire l’hypocrisie du discours écologique dans le seul but de manipuler et de réaliser des ventes, finit par générer des réactions dangereuses, car il peut parfois mettre en échec le travail sérieux réalisé par les marques qui s’engagent réellement à travailler avec une éthique plus environnementale. Par conséquent, les organes de contrôle et le consommateur doivent être conscients de cette pratique.

Pour l’avocate, styliste et spécialiste du droit de la mode, Barbosa, nombreux sont ceux qui profitent encore de l’ignorance en la matière. »Du point de vue du monde de la mode, être durable est à la mode. Les entreprises utilisent en fait ce discours et je crois que beaucoup le suivent fidèlement, mais, dans le même temps, beaucoup d’autres utilisent le marketing vert, avec des produits qui, s’ils étaient tracés, ne pourraient pas être qualifiés d’écologiques ou durables », commente-t-elle.

En d’autres termes, il y a encore beaucoup de discours et peu d’actions pour contenir les impacts environnementaux générés par les différentes productions

Le moyen le plus simple pour le consommateur de vaincre « greenwashing » et de valoriser les efforts des marques qui s’y livrent est de donner la préférence au processus le plus transparent, quel que soit le segment.

Pour ce faire, Barbosa conseille : « Avant d’acheter, faites des recherches sur la vie antérieure de la marque, recherchez des certifications sérieuses (et non des sceaux inventés par la marque elle-même) et remettez en question les bla-bla-discours ».

Pour les marques, elle donne un indice pour s’adapter à la tendance éco-responsable :  » plus importante que de dire, c’est de faire. Et plus importante que de faire, c’est d’être. Être, faire et dire : dans cet ordre ».

Pour elle, les marques qui se prétendent écologiques et ne le sont pas s’exposent à un grand risque. « Au final, lorsque ce qu’elles disent s’avère être un mensonge, ces marques seront exposées et leur réputation sera affaiblie », prévient-elle. Un discours sans pratique ne tient pas la route face au consommateur qui pose des questions.

La consommation en tant qu’acte politique

Le consommateur conscient est aussi un citoyen conscient. Les personnes qui s’engagent dans une consommation plus durable créent des habitudes de vie différentes, comme apprendre à apporter leurs propres bocaux et sacs sur les marchés afin de consommer moins d’emballages plastiques. La consommation consciente est une contribution volontaire, quotidienne et solidaire qui vise à assurer la pérennité de la vie sur la planète

De nombreuses personnes voient leur mode de vie changer, la recherche d’une commodité excessive peut encore être considérée comme l’un des grands malheurs lorsqu’il s’agit de mettre en pratique une consommation plus consciente.

Cependant, la dualité commodité/durabilité peut aussi être un argument pour la créativité des entrepreneurs qui veulent joindre l’utile à l’agréable pour l’environnement et faire bouger une entreprise

Plusieurs boutiques visent à rapprocher les consommateurs des grandes et petites marques qui proposent des produits en accord avec les valeurs de leur style de vie. Parmi ces boutiques je vous invite à essayer cette boutique éco-responsables pour femmes. Une recherche pratique pour ceux qui ont déjà adapté leur façon de consommer. Et elle n’est pas la seule ! Les idées qui unissent la volonté de consommer différemment et l’offre de services durables sont également visibles dans les applications et les services qui apparaissent dans l’univers de l’économie collaborative.

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